Si, dans les tous premiers chapitres, j’ai tenté de me montrer raisonnable, j’ai assez vite compris ce qu’était mon réel Mariéeouiobjectif en lisant Mariée, oui, mais avec qui ? de Valery K. Baran et Hope Tiefenbrunner : clairement, j’ai cherché à coucher avec tout le monde. Et, avouons-le, j’ai lamentablement échoué. Parce que dans ce roman, comme dans la vie, il n’est pas toujours possible de mesurer les conséquences de ses actes. J’ai donc raté une de mes cibles, et quelle cible ! Heureusement, après avoir fini le livre, j’ai pu faire machine arrière (pas comme dans la vie) et explorer toutes les options.

Mariée, oui, mais avec qui ?, c’est un roman dont vous êtes l’héroïne. Régulièrement, en fin de chapitre, vous avez des choix à faire : coucher ou ne pas coucher, chocolat ou chantilly, Marc, Geoffroy, ou Jérémy… Le lecteur ou la lectrice ne décident pas tout, certains chapitres sont des étapes obligatoires, et vous vous mettrez de toute façon dans la peau d’une jolie jeune femme sur le point de se marier, dotée d’une impressionnante collection de sex-toys et attirée par plusieurs hommes : son fiancé, son ex et son futur beau-frère. A vous de décider si vous souhaitez l’assagir… ou pas. Personnellement, je vous conseille de céder à la tentation, c’est délicieux.

Le livre est plein d’humour, terriblement bien construit. Les deux autrices, plus complices que jamais, ont réussi le coup de force de donner une réelle psychologie à leurs personnages, malgré les nombreux choix qu’elles nous laissent. J’espère vraiment que le livre paraîtra en papier (message subtil à Harlequin) ! En attendant, vous pouvez commander la version numérique ici sur le site d’Harlequin, ou ici sur Amazon.

Extrait à déguster :

En vingt-neuf ans (enfin presque), je n’ai que rarement rencontré un homme qui me donne envie de le connaître au-delà du contenu de son pantalon, et voilà que depuis quinze jours, tous débarquent (ou se déclarent) d’un coup. Je soupire intérieurement en me délectant de ce nouveau mélange de sucré/salé qui attise mes sens. Il faut dire que chez moi, c’est un péché mignon, comme le cunnilingus et la levrette. J’avale une nouvelle gorgée de vin. Il est doux et sucré et, même si je le sirote avec parcimonie, je n’exclus pas de finir soûle avant la fin de la dégustation. Jérémy explique :
– Pour le plat principal, j’ai choisi de l’agneau.
OK, ce mec a fait une étude sur moi, j’ai compris. Ou bien il lit dans les esprits.
– C’est une de mes viandes préférées, poursuit-il. Et elle est parfaite pour certains mélanges.
Ou alors c’est mon frère jumeau cosmique… enfin, option incestueuse, bien sûr.
– Tu aimes l’agneau ? poursuit-il, inconscient des pensées qui m’assaillent.
– J’adore.
– Il semblerait que nous ayons décidément beaucoup de goûts en commun. Rappelle-moi pourquoi c’est mon frère que tu épouses…

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